Comment aider un parent à se relever d'un fauteuil

Comment aider un parent à se relever d'un fauteuil

Il y a quelques mois, votre père se levait de son fauteuil sans y penser. Aujourd'hui, il s'y reprend à deux fois, se balance d'avant en arrière, ou s'agrippe à la table basse. C'est souvent l'un des premiers signes qui inquiètent les proches. La bonne nouvelle : avec la bonne technique et un appui adapté, beaucoup de personnes âgées retrouvent un lever plus sûr, et plus autonome.

Pourquoi se lever devient difficile

Se lever d'un siège demande de la force dans les jambes, de l'équilibre et un bon placement du corps. Avec l'âge, la force musculaire diminue, les articulations se raidissent, et l'équilibre devient moins sûr. Un fauteuil trop bas, trop mou ou trop profond complique encore les choses : il faut « s'extraire » du siège au lieu de simplement se lever.

Si la difficulté apparaît brutalement, s'accompagne de douleurs, de vertiges ou de chutes, parlez-en à son médecin : il peut y avoir une cause à traiter.

La bonne méthode, en 4 étapes

Voici les gestes qu'enseignent généralement les kinésithérapeutes et les ergothérapeutes. Proposez-les à votre parent, sans le brusquer.

  1. S'avancer au bord du siège. En glissant les fesses vers l'avant, on réduit la distance à parcourir pour se mettre debout.
  2. Reculer les pieds. Les pieds à plat, légèrement écartés, ramenés sous les genoux ou un peu en arrière. C'est là que se fera l'appui.
  3. Pencher le buste vers l'avant. Le « nez au-dessus des orteils » : c'est ce mouvement qui fait passer le poids du corps sur les jambes. Sans lui, on retombe dans le fauteuil.
  4. Pousser sur un appui stable, puis se redresser. Les mains poussent sur les accoudoirs ou sur un appui solide, les jambes poussent sur le sol. Une fois debout, on prend quelques secondes avant de faire le premier pas.

Les erreurs à éviter

  • Le tirer par les bras ou sous les aisselles. C'est un réflexe, mais cela peut lui faire mal aux épaules, vous faire mal au dos, et le déséquilibrer. Mieux vaut l'encourager à faire le mouvement lui-même, en restant à côté de lui.
  • Prendre appui sur ce qui bouge. Une table basse légère, une chaise à roulettes ou un dossier qui bascule ne sont pas des appuis.
  • Se lever trop vite. Surtout au réveil ou après le repas : rester quelques secondes assis au bord du siège, puis debout, limite les vertiges.

Aménager le coin fauteuil

  • Un fauteuil ferme, avec accoudoirs, à une hauteur où ses pieds touchent le sol à plat, genoux à peu près à angle droit.
  • De la place devant le fauteuil pour reculer les pieds et se pencher en avant : éloignez la table basse.
  • Un appui stable, toujours au même endroit. C'est l'idée de la canne Hissa à double poignée : sa poignée basse sert d'appui pour pousser en se relevant, sa poignée haute aide à se stabiliser une fois debout, et elle tient debout toute seule à côté du fauteuil.
  • Un bon éclairage et un sol dégagé autour du fauteuil : pas de tapis qui glisse, pas de fil qui traîne.

Se faire accompagner

Un kinésithérapeute peut proposer des exercices simples pour entretenir la force des jambes et l'équilibre, souvent sur prescription du médecin. Un ergothérapeute peut venir à domicile pour adapter le logement aux gestes de votre parent. Et pour des travaux plus importants, des aides comme MaPrimeAdapt' existent.

Pour aller plus loin, notre guide gratuit « Aménager la maison d'un parent » passe en revue chaque pièce, avec une checklist à imprimer.

Cet article donne des conseils généraux et ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'un kinésithérapeute ou d'un ergothérapeute.